En 1534, l’explorateur français Jacques Cartier plante sa croix à Gaspé en l’honneur du Roi de France. Il rencontre les iroquois de la bourgade de Stadaconé qui sont à gaspé pour la pêche. Il quitte avec les deux fils de Donacona (chef de Stadaconé) pour la France.

En 1535, Cartier quitte à nouveau pour le Canada, après avoir convaincu le roi de France de financer son voyage. Cette fois-ci, il descend le fleuve Saint-Laurent.

Lors de ce voyage, c’est à Limoilou que Cartier accoste ses bateaux. Il trouve un bon mouillage sur les rives de la rivière Saint Charles, que Cartier nomme Sainte-Croix à l’époque. Cette rivière se trouve près du village Stadaconé.

Peinture présentant l'arrivé de Jacques Cartier à Stadaconé (ancien territoire d'une partie de limoilou) en 1535

Jacques Cartier rencontre les indiens à Stadaconé en 1535. Collection du musée national des beaux arts de Québec. https://collections.mnbaq.org/fr/oeuvre/600000031

Cette toile fut peinturé par Suzor-Coté, Marc-Aurèle de Foy en l’an 1907 à Paris. Comme le titre de la toile l’indique, elle représente la rencontre entre Jacques Cartier et les Iroquois de Stadaconé 1535.

Un Climat de méfiance

Cartier et son équipage, toujours à la recherce de la route pour la Chine, souhaitent poursuivre leur expédition jusqu’à Hochelaga. Les français commencent à se méfier de leur hôte dû au fait qu’ils n’approuvent pas la décision de Cartier. Malgré tout, Cartier se rend à Hochelaga.

Deux des trois navires soit la Petite et la Grande Hermine restent sur le bord de la rivière Lairet alors que Jacques Cartier quitte pour Hochelaga avec l’Émerillon, le plus petit des trois navires.

Les matelos qui sont restés sur les rives de la rivière Lairet au départ de Cartier érigent un fortin sur le bord de la rivière devant les deux bateaux par méfiance envers leur hôtes.

Les tensions entre les deux groupes s’apaisent quelque peu seulement au retour de Cartier sans toutefois éliminer le climat de méfiance.

Les deux fils de Donacona, ayant été en France pendant toute une année, ont pu constater que les cadeaux offerts par les Français étaient sans valeur. Ces cadeaux contribuent alors à discréditer Cartier aux yeux des autochtones.

Image du monument de la petite hermine, un des trois navires de Jacques Cartier lors de son exploration en 1535

Le monument de la petite Hermine au Parc Cartier Brébeuf. Ce navire fut abandonné par Cartier à son retour en France dû à un manque d’équipage.

Le premier hiver de Cartier en Amérique

Durant l’hiver, d’autres difficultés attendent les deux clans. La bourgade de Stadaconé est frappé par une épidémie, probablement causé par des microbes qui leur ont étés introduits par les Français. L’épidémie fait de nombreuses victimes du côté des Iroquois.

Les compagnons de Cartier, tant qu’à eux, souffrent du scorbut, une maladie provoqué par une déficience en vitamine C. Une soixantaine d’hommes succombent au scorbut. Cet évènement mène Cartier et son équipage au tout premier geste de foi Catholique posé sur nos terres Québécoises.

Le premier pèlerinage au Canada, huile sur toile, 1921 par Antonio Masselotte. Peinture exposée au Sanctuaire Notre-Dame de Rocamadour.

Le premier pèlerinage 

Jacques Cartier pose une photo de la vierge sur un arbre. Tout l’équipage commence à marcher dans sa direction en priant Notre-Dame de Rocamadour. Il s’agit du tout premier pèlerinage au Canada.

Jacques Cartier prie Notre-Dame de Rocamadour de l’aider dans son voyage et de prendre soin de son équipage. Ses prières furent exaucés, car c’est après ce pèlerinage que l’un des membres de la bourgade de Stadaconé leur révèle la recette d’un remède efficace: une simple décoction de feuilles et d’écorce de cèdre blanc!

Au printemps, l’expédition peut rentrer en France, Cartier amène avec lui dix Amérindiens, dont Donacona, le chef de Stadaconé lui-même qui ne reverra jamais la terre de ses ancêtres. Cartier reviendra seulement au Canada en 1541-1542.

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