En 1626, le vice-roi de la Nouvelle-France, Henri Lévis, duc de Ventadour cède la seigneurie Notre-Dame-des-Anges aux jésuites. Ce groupe religieux arrive en Nouvelle-France un an plus tôt en 1625 dans le but de porter assistance aux récollets dans leur mission d’évangélisation.

Archives nationales du Québec, fond C. W. Jefferys, N82-2-13

Les terres qui leur ont été concédée en 1626 s’étendent sur 4 kilomètres entre la rivière de Beauport et le petit ruisseau de Saint-Michel. La seigneurie a 16KM de profondeur.

Sur ce plan de la seigneurie de Notre-Dame-des-Anges figurent la division des lots, le numéro des lots, le nom des rangs, les routes, les cours d’eau, le domaine et les propriétés des jésuites
Copié par J. McCarthy d’après l’original de Ignace Plamondon
Date :Copié le 22 février 1788 d’après l’original du 19 mai 1754

La vie à Notre-Dame-des-Anges

En 1626, les jésuites font construire une habitations de 40 pieds sur 23 sur la rive droite de la rivière Lairet. De l’autre côté de la rivière, on y trouve le couvent des récollets.

À l’époque, la Seigneurie fonctionne comme toutes les autres: des terres réservés à l’usage exclusif des seigneurs et d’autres qui sont distribués aux habitants en échange de censives.

Les seigneurs sont responsable de l’administration de la justice à cette époque.

Un développement interrompu

En 1629, les frères Kirke prennent Québec. Cet évènement interrompt le premier effort de développement des jésuites. À leur retour en 1632, les jésuites doivent entreprendre des travaux de reconstruction. L’abandon forcé de la résidence a causé beaucoup de dommages.

David Kirke, 1597-1654 Courtesy of Archives and Special Collections (MF 231-411), Queen Elizabeth II Library, Memorial University of Newfoundland, St. John’s, NL. Image modified by Wendy Churchill, 1999.

Peu de temps après, on y construit une grange et un moulin. Une palissade de 14 pieds de haut protège alors la cour arrière. Ceci démontre la menace et l’inquiétude d’une attaque avec laquelle la colonie vit constamment.

Les jésuites quittent Notre-Dame-des-Anges

Dès 1640, les jésuites se relocalisent en haute ville. Ils louent leur terres à des fermiers pour continuer à les récolter. Pendant ces années, la Nouvelle-France dépend toujours des vivres apportés chaque année par les navires Français. L’exploitation faite à Notre-Dame-des-Anges comble alors une partie des besoins en aliments de la Nouvelle-France.

Après un certain temps, les jésuites décident de faire des concessions de terres au lieu de les louer. L’acte de concession signé avec le vice-roi de la Nouvelle-France, stipule qu’ils doivent procéder au défrichement et à la mise en culture de la terre. C’est pour cette raison qu’ils prennent cette décision.

Les concessions faites aux colons sont multipliés. Les nouveaux arrivants sont attirés par la fertilité des terres et la proximité de la ville, 112 habitants vivent à Notre-Dame-des-Anges sur les environ 550 résidents de Québec.

La conquête de Québec

La défaite des Français confirmé en 1763 par le traité de Paris stipule que les terres qui restent vacantes après le départ de certains propriétaires passent au main des anglais.

Photo: Ministère des approvisionnements et services, Canada À Québec en 1759, les hommes de Wolfe prennent d’assaut les plaines d’Abraham pour tenter de surprendre les défenseurs de la ville.

Mais qu’arrive-t-il aux jésuites? Le pape Clément XIV supprime l’Ordre des jésuites en 1773 ce qui amène le gouverneur du Canada à proclamer la saisie de leur bien, incluant leur lot de terre à Notre-Dame-des-Anges.

Cependant, ils décident de laisser les biens aux jésuites jusqu’à ce que meurt le dernier d’entre eux: le père Casot en 1800. Après sa mort, tous les biens des jésuites deviennent propriété du roi d’Angleterre.

Par ailleurs, c’est des fabricants de navires et des commerçants qui souhaitent participer au commerce du bois qui convoiteront les terrains sur le bord de la rivière Saint-Charles.

Le développement de Limoilou se fera désormais autour de nouvelles activités économique. Cet évènement sera à l’origine de la formation des premiers noyaux d’agglomération.

Catégories : Nos histoires

0 commentaire

Laisser un commentaire

Avatar placeholder

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *